Un site unique et envoûtant… Carnac

La Bretagne, ses costumes et danses folkloriques, son chouchen, ses binious … Son identité forte est connue de tous, ses côtes sauvages forcent l’admiration et l’humilité face à l’océan déchaîné.

Au cœur du Morbihan, Carnac est une agréable et charmante station balnéaire. Mais elle est surtout connue pour ses fabuleux alignements de menhirs. Découvrons ensemble ce site mystique.

L’alignement de pierres demeure inexpliqué

Nichée entre le Golfe du Morbihan et la Presqu’île de Quiberon, la commune de Carnac attire la foule par son patrimoine préhistorique exceptionnel. Sur plus de 4 kilomètres, menhirs, dolmens, cromlechs et allées couvertes se succèdent pour former un ensemble mégalithique impressionnant : plus de 3000 pierres sont dressées dans la lande! C’est d’ailleurs le site le plus célèbre de cette période. Les menhirs tirent leur nom du breton maen, « pierre », et hir, « longue », tout à fait justifié : dans certains cas, ils peuvent atteindre jusqu’à 4 mètres de hauteur, de quoi se sentir tout petit… Le site de Carnac est composé de quatre principaux groupes, séparés par plusieurs centaines de mètres. Chaque ensemble, parfaitement aligné, semble répondre à une organisation précise, par ordre de taille, les plus grands étant le plus souvent disposés à l’ouest du champ. Certaines rangées se terminent par des cercles de pierre, appelés cromlechs, comme c’est le cas pour l’alignement du Ménec, qui compte 1099 menhirs sur 12 rangées. Il est suivi par celui de Kermario, le lieu des morts, très fréquenté par les visiteurs qui viennent admirer les menhirs les plus gros du site, puis par celui de Kerlescan et de Petit Ménec, de plus petites tailles.

Si les menhirs sont typiques du Néolithique, ils restent à ce jour un mystère : on ignore avec exactitude la période à laquelle ils ont été érigés, elle est estimée entre 5000 et 3000 av. J.C., leur fonction, ou encore l’organisation sociale ou la population à leur origine. Toutes ces questions sans réponse ne cessent d’éveiller la curiosité et d’alimenter les spéculations, à toute époque. Durant la Seconde Guerre Mondiale, malgré les enjeux du conflit, les nazis avaient dépêché sur le site une équipe d’archéologues pour essayer de percer le secret des pierres !

Une terre de légendes

Battues par les vents depuis des siècles, les pierres continuent à émerveiller et à susciter l’intérêt. A quoi étaient-elles dédiées ? Etait-ce un lieu utilisé par les druides pour des sacrifices humains ? Un lieu de culte ? Servaient-elles de bornes territoriales, de calendriers pour l’agriculture ou pour l’astronomie ? Une autre hypothèse tendrait à attribuer un rôle de commémoration pour les morts. Les grosses pierres auraient été destinées aux plus riches tandis que les plus petites étaient réservées aux plus pauvres.

A défaut de réponse concrète et fondée, Carnac, de par son ambiance si particulière, est au cœur de nombreuses légendes, entretenues au fil du temps. Nous vous proposons de découvrir les plus célèbres, à vous remémorer lorsque vous serez face aux menhirs…

Saint Cornély, saint protecteur du bétail et pape à Rome, était un jour poursuivi par des soldats. Accompagné par deux bœufs qui portaient ses bagages, il se retrouva un soir face à l’océan, avec l’armée derrière lui. En levant une main vers le ciel, il transforma les soldats en pierres. Une église fut construite à cet endroit, en son honneur.

Une autre histoire veut que les pierres de Carnac ne bougent qu’une fois par an. La nuit de Noël, à minuit, elles vont boire dans les ruisseaux voisins, et malheur à ceux qui les croiseraient en chemin: ils seraient tous écrasés.

Au Moyen-Age, les menhirs étaient supposés avoir été bâtis par les Géants ayant habité sur Terre avant le Déluge (pluies et inondations dont seuls ont été épargnés Noé, sa famille, et un couple de chaque espèce).

La légende des Korrigans raconte quant à elle que de nombreux êtres du petit peuple ont élu demeure dans les menhirs et dolmens de Carnac. Les Kérions ou encore Korrigans, des landes et forêts, étaient d’une force extraordinaire. Ils auraient remué toutes les pierres, formant alors les célèbres alignements.

Pour préserver le site, entre avril et septembre il est uniquement accessible lors de visites conférences payantes organisées par le Centre des Monuments Nationaux. Le reste de l’année, il est en accès libre.

 

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